CHLORDECONE : le délégation aux Outre-mers s'engage

Publié le 09/02/2018

Olivier SERVA, Président de la Délégation aux Outre-mer de l’Assemblée Nationale, a décidé de prendre le dossier de la pollution au chlordécone en Guadeloupe et en Martinique à bras le corps en organisant deux auditions sur ce sujet.

Celles-ci doivent permettre d’éclairer la représentation nationale et d’aboutir à des solutions concrètes pour les populations concernées.

Dans cette perspective, il a annoncé l’audition prochaine d’Agnès BUZYN, ministre des Solidarités et de la Santé programmée pour le 21 février 2018 à 18h00. Entre temps, le 07 février 2018, la Délégation a reçu trois dirigeants de l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire et Alimentaire (ANSES) afin d’évoquer la question importante pour la Guadeloupe et la Martinique du chlordécone.

Ils ont notamment répondu à trois questions essentielles pour les populations des deux départements.

Selon eux, la recommandation d’augmentation des taux maximum de résidus de chlordécone dans les aliments ingérés par les guadeloupéens et les martiniquais était un mauvais signal adressé à l’opinion publique compte tenu de l’enjeu de santé public essentiel que comporte ce dossier.

Les représentants de l’ANSES ont également appelé la vigilance des parlementaires sur l’écart supérieur de 1 à 1000 qui peut exister entre l’indice le plus faible de contamination des denrées alimentaires et l’indice le plus élevé.

L’indice le plus élevé se retrouvant sur les produits issus de l’autoconsommation en zone contaminée et notamment les produits de la terre, ceux de la pêche et les œufs.

C’est la raison pour laquelle, l’ensemble des populations résidant en territoire contaminé par la molécule doit être vigilant.

A l’issue de cette réunion de la Délégation aux Outre-mer, les parlementaires ont approuvé une motion à la quasi-unanimité demandant au Gouvernement que toutes dispositions soient prises pour répondre aux inquiétudes des populations durablement exposées à la pollution par le chlordécone et notamment pour réduire les limites règlementaires applicables au calcul de cette pollution (limites maximales de résidus en particulier). Cette motion rappelle qu’il s’agit là d’un enjeu de santé publique essentiel.

Enfin, elle demande que des études approfondies soient continuées ou reprises en Guadeloupe et en Martinique pour évaluer scientifiquement le risque épidémiologique.

 

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